Mardi 26 juillet 2011 2 26 /07 /Juil /2011 09:27

vide.jpg

 

 

 

Comme une pertinence

Comme une fulgurance

Comme une délivrance

 

 

                                         

           

 

 

 

 


Par Philomonique - Publié dans : Constats et réflexions - Communauté : Ecrire
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Mardi 28 juin 2011 2 28 /06 /Juin /2011 18:19

 

 

checkmate-reds

 

Igoorrrr!

  Elle tressaille
Plus rien ni personne alentour
  Seuls ses  "r"  enjôleurs
Qui lui font oublier
Qui elle est où elle va
Elle le sent sien
Elle se sent prête
Il est de sa lignée
Une faim d'enfer
En plein corps
Lui ravit la raison
Maladie tropiquante
Au ridicule fartée

  Igoorrrr! 

Elle frémit
Son sourire endiablé
  S'étend sous ses  "r"
Elle s'outrepasse et joue
Se charge missionnaire
Concède des précédents
Si évidents
Lui bien trop jeune
Elle trop interdite

  Igoorrrr!

  Elle le faux-fuit
Se pourvoit
En castration
Fonce hors ligne de touche
  Par pure démarcation
Ses mots en flots
Trébuchent bien trop
Qui sonnent l'hallali
  Presque voulu

  Igoorrrr!

  Elle s'arrache
A l'idéal de peu manqué
Se rompt le cœur
En service décommandé
En force majeure d'homme
Damée au jeu
Sans passe-droit

Avec pour porte de sortie
Un silence insidieux
Bruissant d' "r" d'avant
A lui déchirer l'âme
Et la meurtrir dedans

  Igoorrrr!

 

 

Par Philomonique - Publié dans : Scènes de vie - Communauté : Ecrire
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Jeudi 27 janvier 2011 4 27 /01 /Jan /2011 20:48

Black-Pearl-Chanel.jpg

             A black Pearl and a Shell by Mila Zinkova (Own work) Ici      

  

Fond d'écrin 

 

La voilà donc bourgeoise version nacre 2011, à en crever dedans, retenue forcée en vertu de son plein gré au creux d'un écrin blanc de culture

La voilà donc prisonnière, gardienne d'une inébranlable droiture qui sous d'aucun prétexte fallacieux carbure à l'outrecuidance de la nulle zéroïté

La voilà donc intello, non rescapée de la théorie des dominés, partisane témoin de sa résignation barbare, battue à hautes coutures, hermétique aux petites mains de la réactivité salvatrice

La voilà donc lâche, impopulaire, noyautée sans âme, veuve noire de liberté. Sans fission, sans fusion, sans protestation. Sans raison. En tous cas pas celle des plus forts

La voilà donc insuffisante cardiaque laissée pour forte aux palpitations caduques du vide. Hurlant au vent marin, de l'aube givrée aux aurores borderline, du crépuscule troué à la mort du soleil

Il est donc mort le soleil, quand elle s'est quittée?

La voilà donc en valses à nul temps. Mal posée, en mal défini par définition. En impassible agonie face à l'insurmonté déni. Passive jusqu'à se tromper sans adultère

La voilà donc imposteur. Non postée. Restante. Assez timbrée pour s'envoyer en l'air

Elle crèvera donc l'écrin de sa coquille, quand sa caleçonnade dernier cri aura expiré?


Perle perdue?

Peine perdue?


Vous gobez ça vous?


 

Black-Pearl-Chanel.jpg

 

 


 

 

 


Par Philomonique - Publié dans : Constats et réflexions - Communauté : Ecrire
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Mardi 9 novembre 2010 2 09 /11 /Nov /2010 00:01

mihaly-von-zichy-man-and-woman-making-love-plate-2-of-liebe Man and Woman Making Love, Plate 2 of "Liebe" by Mihaly von Zichy


  Pour l'Atelier de conversation, un petit texte joueur de mots sur le thème de la chambre

 

 

Sport tempéré en chambre

 

La pièce froide exhalait le vide
D'hôtes
nulle trace
Pas de bonne
-Ni de mauvaise d'ailleurs-

  L'air se faisait d'exception
Tel un gaz à effet de serre
Ventant sourdement

Même la musique s'était tue
  Par désaccord d'orchestre

  Son verre de vin eût pu le réchauffer
En son meublé mal garni
Si de commerce plus qu'agréable
D'une porte dérobée
La femme en tablier ne s'était matérialisée
Jupons aux genoux
Avec vue
-n'était-ce le pot aux roses ?-
Sur ses lèvres décloses

  Il l'eût même allongée dans le noir
Mais comment l'aborder sans valet ?

En tout Lord qu'il était
(Et as du barreau qui plus est)
Le député capoté se pencha suffocant sur la belle inconnue
Louant sans compter sa fleurette de charme
Aggravant la température ambiante
Jusqu'à la fornication criminelle
Qui signerait son dernier secret

  Nul besoin d'en faire un métier
Ni un sport tempéré

Car sans air, impossible de chambrer !

 

 

 



 

Par Philomonique - Publié dans : Fictions et dérision - Communauté : Ecrire
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Vendredi 3 septembre 2010 5 03 /09 /Sep /2010 17:06

 

 

DSCN8227.JPG

Croatie, août 2010 - Collection perso

           

 

     J'ai perdu la quintessence. La lumière fuit. Obscurément.

Bien des amis de route ces derniers mois ont mis les voiles, hissées haut. Autres mers, autres pays, coeurs et âmes à sauver, projets insensés à senser, miracles palourdiens à photographier au large de Lourdes, recettes de vie à faire fondre en d'autres palais, écriture à peaufiner, à cerner, poser et déposer, tableaux à mettre en autre lumière, chants des sirènes à transcender sans fausses notes.

Bien des amis de route se sont tus, s'évanouissant derrière le mur du son zéro, comme le font les silencieux au long cours qui suivent la piste de leurs étoiles, bonnes et mauvaises, en fileurs solitaires à visée haute.  

Tout n'est que passage.  -"Je vais et je viens, tu vas, bien ou pas, tu fais la malle, la jettes, lèves l'ancre, il vient et repart, nous allons et revenons, ils changent de cap...  - "Ah vous revoilà?"  Voilà bien la seule foutue constante, impossible à désincarcérer de l'amovible en mouvance.

Bien des amis de route ont disparu. Que de gerbées de talents s'en sont allées, qu'une seule once de vague n'a pu noyer!

Non touchée ce soir, j'erre. Sans terre. Piètre citoyenne du monde et des blogs. Sans patrie du coeur. J'ai bien des cartes d'ID fixes, mais elles sont mortelles. Sans celles du tendre, sans conscience réveillée, sans Intelligence Service je tourne comme une toupie dans une masse d'eau fondante à vue de sens.

Où sont les créations, musiques, chansons, poèmes, textes, oeuvres de maître de maison-vie qui deviendront l'essence en substance, vibreront mes émotions, lâcheront mes amarres, affoleront mes sens de l'humain et du surhumain sous feux d'artifice, sans atours ni attrapes, sans Audimat à la clé.

Où sont pendues les émotions, à quel crochet de l'établi, du bien établi qui ankylose l'inspiration, désespoir vautré aux entrailles ?  La monstre toile noyeuse embue, englue, conspue.

Je sens mon errance cette nuit. Je la relève, irrelevante, à fin de non-recevoir. Comme une fièvre agonisante, une maladie en pente douce, un schuss de sortie avant la pirouette et la neige en pluie blanche écumeuse dans la bière. Avant la gueule de bois. J'ai l'ivresse noire, sans boire de verre, ni la tasse.

Je sens l'absence, le vide de mots, le rien, le « pas dit mal dit », le non-réfléchi, le mal citoyen, le point zéro.

S'attraper par la peau des fesses. S'agripper au non conforme jubilatoire. S'interroger sur le pourquoi de la fin possible, sur le début de réponse toute faite qui agite les pensées du bien pensant mal barré. Tourner les talons. Faire volte face à "autre chose".

"- A "autre chose"? -Mais quoi?"

 

Je m'emmène en absence, comme l'ombre cherche le repos des lumières factices. 

 Au large de tout.

 

 

 


 

 

Par Philomonique - Publié dans : Constats et réflexions - Communauté : Ecrire
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  • Philomonique
  • Qui ne dit mot ... l'écrit!
  • Femme
  • Belgique Suisse Zurich
  • Cinéma Photo Nature Lecture Humour
  • Engagée, curieuse, "écriveuse" et chanteuse à mes heures, ouverte sur le monde tous sens éveillés.

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